Les industries « vertes » françaises ont bel et bien des idées et des technologies à revendre. Plus que la moyenne des entreprises françaises, elles innovent pour développer nouveaux produits ou procédés « propres ». Elles consacrent en moyenne 3% de leur chiffre d'affaires à la recherche et développement.Pour les soutenir, l'État vient de débloquer 6 milliards d'euros destinés à la recherche des filières vertes d'avenir. Une recherche qui se concentre sur quelques secteurs prometteurs : celui des biocarburants, alors que le leader européen de biodiesel est français, et que la demande mondiale pourrait encore doubler d'ici à 2020 ; celui de la chimie verte, alors que l'industrie chimique française occupe le cinquième rang mondial et que la demande en ressources alternatives et renouvelables ne cesse de croître ; et celui du stockage de l'énergie, pour lequel la France dispose de laboratoires publics de pointe dans le domaine du stockage électrochimique (piles à combustibles, batteries).